Pourquoi mangeons-nous ? Mes 5 réponses à méditer

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Cannelle :

Pourquoi mangeons-nous ? Peut-être ne vous êtes-vous jamais posé cette question-là. Et pourtant, si vous vous demandez comment vous réconcilier avec la nourriture, je trouve cela important d’y réfléchir ! Vous souhaitez adopter une alimentation saine et manger en pleine conscience ? Penchez-vous sur cette question avec moi. Avec cet article, vous vous rendrez compte que, bien souvent, vous êtes enfermé·e·s dans des automatismes, qui vous amènent à table sans même vous laisser vous demander si vous avez faim. Mon intention, c’est de vous donner 5 raisons de manger que j’ai identifiées, afin que vous puissiez les reconnaître au quotidien et vous libérer des habitudes alimentaires qui ne vous correspondent pas.

1.      Pourquoi mangeons-nous ? Pour nourrir notre corps en premier lieu

La première raison est évidente : nous mangeons parce que nous avons besoin de nous nourrir. Notre espèce a été créée avec un besoin de « carburant » pour faire fonctionner nos organes, nos cellules et notre corps dans son ensemble. Nous avons besoin de macronutriments, de micronutriments, de vitamines, etc. En bref : nous avons besoin d’énergie. Nous nourrir est une obligation : notre espèce n’existerait plus si nous cessions de nous alimenter ! C’est pour cela que ça peut être compliqué de sortir des addictions liées aux aliments. Nous ne pouvons pas supprimer la nourriture de notre vie, contrairement à la cigarette par exemple, que nous pouvons totalement abandonner. Si vous souhaitez arrêter de fumer, votre but sera de faire complètement disparaître la cigarette de votre quotidien. Cela est possible car le corps humain n’a pas besoin de nicotine pour fonctionner. Par contre, il a un besoin vital de protéines, de lipides, de glucides, etc.

La première fonction de la nourriture est donc celle-ci : nourrir notre corps.

2.      En second lieu pour le plaisir, oui oui !

La deuxième raison pour laquelle nous mangeons, c’est évidemment le plaisir. Et heureusement, que le plaisir existe dans l’action de manger ! Si cela ne déclenchait pas de pics de dopamine (vous savez, la fameuse hormone du bonheur), alors nous n’aurions aucune envie de nous nourrir. Notre espèce aurait peut-être (sûrement ?) fini par s’éteindre, si nous n’avions pas envie d’y revenir. Toutes les fonctions vitales pour notre espèce nous procurent du plaisir, la reproduction en est un autre exemple évident.

Cela me fait penser aux pilules magiques (soi-disant) capables de remplacer un repas… Je ne sais pas qui s’en souviendra ou non, ni qui en aura entendu parler ! C’est également le principe des substituts de repas, ces poudres et autres barres chocolatées dont le rôle est de remplacer un repas complet et équilibré. Ouvrir la boîte, avaler sa pilule ou sa barre et le repas est terminé ! Je ne sais pas si scientifiquement possible, mais dans l’absolu pourquoi pas ! Néanmoins… cela ne nous apporte pas de plaisir ! (Encore que, puisque pour pallier ce point, les fabricants rajoutent du sucre).

Bref : la base de ma deuxième réponse, c’est que nourrir nous procure du plaisir (et heureusement). Cependant, au fil de l’évolution de nos civilisations, cette notion de plaisir a évolué, elle aussi. En cause essentiellement : tout ce que les industriels ont mis en place pour que nous mangions, remangions et mangions encore. Je suppose que vous voyez là où je vous amène ? Au sucre, bien sûr, distillé partout, dans tous les aliments. Nous sommes tellement habitués à trouver un plaisir exponentiel dans le fait de manger que nous sommes devenus accros à de nombreux aliments hyper-transformés. Ils provoquent des « shoots de dopamine » dans notre organisme, ainsi nous en voulons encore, et nous en voulons encore, et encore… La société commence à revenir là-dessus, notamment car de nombreux scientifiques tâchent avec insistance de dénoncer la notion de dépendance au sucre. Pour ma part, je pense qu’il y a :

  • à la fois une addiction comportementale, liée à l’action de manger ;
  • et, en effet, une addiction liée aux dysfonctionnements que notre alimentation moderne provoque.

Cependant, je ne suis pas nutritionniste, ni spécialiste des effets de l’alimentation (contrairement à Viviane Berton, micro-nutritionniste qui travaille avec moi dans mes accompagnements). Quoiqu’il en soit, le message que je veux vous passer ici, c’est que cette notion de plaisir dans l’alimentation existe parce que c’est hyper important que nous ayons du plaisir à manger. Le problème ne vient pas de cette joie, mais du fait qu’avec notre alimentation ultra-transformée, cette notion de plaisir s’est elle aussi transformée. Il nous en faut de plus en plus, nous sommes devenus dépendants de ce plaisir-là. L’un des buts de mes accompagnements, c’est de vous redonner le pouvoir de choisir quand vous faire plaisir avec la nourriture. Cela peut se prévoir et s’anticiper car, comme toute source de plaisir : quand on est dans l’attente et dans l’anticipation, ça peut être encore meilleur !

Voilà donc cette deuxième raison qui fait que nous mangeons : le bien-être que cela nous procure. 

3.      Parfois aussi pour mettre nos émotions à distance

Nos émotions en général

La troisième raison qui nous fait manger, c’est la volonté inconsciente de mettre nos émotions à distance. Peut-être vivez-vous régulièrement ce genre de situations :

  1. Vous n’êtes pas super en forme, vous vous sentez triste ou stressée, vous vous ennuyez…
  2. Vos pas vous conduisent, presque mécaniquement, vers votre cuisine, vers votre placard à chocolats, ou même vers le tiroir où se cachent vos amandes !
  3. Vous mangez.

Il peut s’agir d’aliments très sains, mais que vous allez manger alors que vous n’avez pas faim. Vous n’avez pas non plus décidé de vous faire plaisir. Vous grignotez simplement parce qu’il y a une émotion désagréable qui est là et que vous n’avez pas envie de la vivre. Il peut s’agir, par exemple, des moments qui ressemblent à :

  • « Oh après cette journée je l’ai bien mérité ! » lorsque vous saisissez un carré de chocolat ;
  • « Oh là c’est dur pour moi, j’ai bien besoin d’un bon gros pot de glace », comme on peut le voir dans les films romantiques ;
  • Ou encore des chips avant le repas, en rentrant à la maison après une grosse journée de boulot.

Évidemment, ce n’est pas conscient ! Vous ne vous dites pas « Olala, je ressens une émotion désagréable, je n’ai pas envie de la vivre : je vais aller manger ! » Non bien sûr, ça se fait par automatismes. C’est justement ça qui est embêtant à long terme. Si vous faites ça trop souvent, ça peut nuire à vos objectifs, comme par exemple :

  • rester en bonne santé ;
  • perdre ou conserver votre poids ;
  • limiter les « cochonneries » sucrées (ou non)…

Si vous faites ça sans vous en rendre compte, ce comportement peut s’installer et devenir une habitude.

Ma troisième réponse est donc la suivante : nos émotions aussi, peuvent nous faire manger. Je précise qu’il peut s’agir d’émotions désagréables… mais aussi agréables ! Ainsi, parmi les femmes que j’accompagne, il y en a une dont la principale raison émotionnelle qui l’amène à manger, c’est la convivialité, la joie, le plaisir d’être ensemble et de partager un bon moment… La plupart d’entre nous n’a jamais appris à vivre ses émotions, à les accueillir et à ne pas les mettre à distance. Par conséquent, l’une des solutions qu’on a pu trouver est la nourriture. Pour certains, ce sera la cigarette ! J’utilise souvent cette analogie, car la cigarette peut, elle aussi, devenir un geste devenu récurrent pour mettre à distance une émotion (agréable ou non, encore une fois !) ou pour se détendre.

La peur en particulier

Avant de passer à la 4ème réponse que j’ai envie de vous apporter pour répondre au « Pourquoi mangeons-nous ? » qui nous intéresse aujourd’hui, il y a une émotion bien précise sur laquelle j’ai envie de me pencher. J’aimerais vous parler de la peur, plus particulièrement la peur d’avoir faim. Beaucoup de personnes que j’accompagne (et ce fut mon cas aussi) m’expliquent qu’elles mangent parfois par anticipation. Par exemple : elles n’ont pas faim le matin, mais elles s’astreignent quand même à manger au levé, parce qu’elles ont peur d’avoir faim dans la matinée, quand elles ne seront plus disponibles pour cela. Cette peur s’exprime dans des pensées du type : 

  • « si je ne mange pas assez… » ;
  • « si je laisse mon corps en état de jeûne pendant plus de 12 h… » ;
  • « si je fais une hypoglycémie… ».

Elle peut avoir différentes origines : peur de la faim, peur de faire un malaise, peur d’être de mauvaise humeur, peur de la mort… Cela vous conduit à manger alors que vous n’avez pas faim. L’analogie que j’aime bien utiliser dans ce cas, c’est l’envie de faire pipi. Je ne sais pas si vous, comme moi, vous avez souvent entendu vos parents vous dire : « Va faire pipi avant de partir. Prends tes précautions car on ne s’arrêtera pas ! ». Je les ai écoutés, si bien que, même adulte, j’avais gardé l’habitude de « prendre mes précautions ». Ça allait jusqu’à des anticipations qui ressemblaient à : « Ah oui je vais là-bas, est-ce qu’il y aura des toilettes ? Mmm, vaut mieux que je fasse ça maintenant ». Le problème de ce genre de comportement, c’est que ça peut finir par dérégler le système : avoir envie de faire pipi tout le temps, ne plus pouvoir se retenir… Ce n’est pas le sujet bien sûr, mais vous comprenez l’analogie. 😉 La bonne nouvelle, c’est que ça peut se rééduquer : il n’y a pas de « petite » ni de « grosse » vessie, il n’y a que notre capacité à nous retenir, ou non. Pour la faim, c’est pareil : cette peur d’avoir faim est irrationnelle. Si vous l’écoutez, que va-t-il se produire ? Vous allez trop souvent manger par anticipation et donc sans avoir faim et cela va, à terme, embrouiller les signaux de faim.

4.      Mais également par habitude

Cette peur de la faim vient dérégler le système… et ça nous amène à la quatrième réponse. Pourquoi mangeons-nous : par habitude ! Peut-être avez-vous toujours pris un petit-déjeuner, si bien que vous ne vous posez même pas la question de savoir si vous avez faim ou pas au levé. Si vous avez l’habitude de vous mettre tous à table à midi, 13 h, 20 h ou de faire un goûter avec vos enfants : vous n’allez même pas vous demander si vous avez faim ou pas. Vous allez manger parce que c’est l’heure. Cela aussi, va venir dérégler les sensations de faim et de satiété. C’est l’extérieur, c’est l’habitude, ce sont vos pensées, qui vous font venir manger, et non une sensation corporelle. Ce n’est pas quelque chose qui vient de votre estomac et qui vous donne l’information qu’il est en temps de manger. Vous ne questionnez plus ces habitudes, puisque c’est ainsi que font la plupart des gens ! Si vous souhaitez manger en pleine conscience et ne plus être obsédée par la nourriture, je vous conseille de réfléchir à vos sensations de faim. Testez, à l’occasion, de laisser passer l’heure du repas. Peut-être que vous découvrirez, en vous basant sur vos sensations corporelles, que vous n’avez pas faim. Auquel cas, il n’y a aucun danger à attendre ! Sortez de la peur de la faim, car je le répète : il n’y a aucun danger à attendre pour ne manger qu’à l’heure où vous avez faim.

5.      Ou pour répondre aux injonctions de la société

Enfin, la cinquième et dernière raison qui nous fait manger, j’en ai déjà un peu parlé, ce sont les injonctions extérieures – que l’on a parfois même intériorisées. Je m’explique. Si vous avez fait des régimes, on vous a demandé de suivre des plans alimentaires. Que ce soit de la part d’un médecin, d’un diététicien, d’un nutritionniste, de Weight Watchers©, des applications de comptage de calories, etc., vous avez sûrement reçu ces injonctions : manger tant de ci, tant de ça ; manger à telle heure, telle quantité… À force, vous avez fini par « internaliser » toutes ces règles. Ce sont donc des consignes extérieures qui déclenchent l’action de manger, sans que vous ayez préalablement pris conscience de vos sensations corporelles. Ce n’est plus votre corps qui vous envoie des messages au sujet de ce dont il a besoin, mais uniquement un ensemble de guides externes, qui vous indiquent que : « C’est l’heure de manger », « Tu dois manger ça » ou « Tu ne dois pas manger ci ». Ce fonctionnement aussi, vient dérégler le système. Ça embrouille vos sensations de faim… mais aussi votre satiété. Quand on vous dit « il faut manger tant de calories, tant de grammes, tant de points », vous vous efforcez de manger en conséquence, sans vous demander si c’est trop ou trop peu pour vous.

Ça me donne envie de vous parler de la façon dont fonctionnent les petits-enfants et les nourrissons. Vous l’avez peut-être remarqué : il est impossible de forcer un tout petit-enfant ou un nourrisson qui n’a plus faim. Un nourrisson saura vous informer qu’il a faim et il saura également vous faire comprendre qu’il n’a plus faim. Ces signaux-là, chez lui, sont très clairs. La bonne nouvelle : c’est que ce nourrisson, c’était nous avant. Nous avons donc cette capacité en nous. Mais, à force :

  • de suivre des injonctions perpétuelles ;
  • d’avoir trop souvent mangé nos émotions ;
  • d’avoir trop souvent mangé par habitude ;

nous avons complètement perdu ces sensations-là. Nous l’avons parfois fait « par nécessité ». Par exemple, si pour une raison ou une autre, nous pensions devoir manger tant de calories, pas plus : nous avons peut-être nié nos sensations de faim, parce que c’était trop difficile autrement. Nous avions faim, mais il ne FALLAIT PAS manger. Ce n’est pas nous qui savions, c’est l’extérieur qui nous le disait pour nous. Par conséquent, nous avons effectivement fini par ne plus savoir… Est-ce que j’ai faim ? Est-ce que je suis rassasié ? Est-ce qu’il m’en faut encore ? Nous avons perdu cette conscience-là. Or, nous l’avons toutes et tous en nous.

Je n’ai plus en tête le livre dont elle était tirée, mais j’ai lu, il y a quelque temps, une étude sur l’alimentation des enfants. Un certain nombre d’enfants, de la naissance à quelque chose comme 5 ou 7 ans, avaient été livrés à eux-mêmes dans la conception de leurs repas, à partir de buffets. On les a laissé faire leurs choix alimentaires, dans toute la confiance que leur corps saurait réguler les sensations de faim et de satiété, et vers quels aliments se tourner. Des analyses ont ensuite été réalisées, pour contrôler leur santé. Il s’est avéré qu’ils se sont très bien développés : ils étaient dans la courbe de poids, ils avaient assimilé les bons nutriments en bonne quantité, etc. Ils savent donc très bien s’auto-réguler si personne ne vient les déranger avec des consignes du type :

  • « Ne quitte pas la table avant d’avoir fini ton assiette. »
  • « Si tu ne finis pas tes légumes, tu n’auras pas de dessert ! »
  • « Prends un petit-déjeuner, ne pars pas le ventre vide. »

Bien entendu, en tant que parents (et je me mets dans le lot), nous faisons ça pour le bien de nos enfants. Je ne blâme personne ! Nous avons envie qu’ils soient en bonne santé et que tout se passe bien pour eux. Mais petit à petit, à force de règles omniprésentes, nous déréglons leurs sensations de faim et de satiété. Attention : je ne dis pas qu’il faut les laisser se gaver de bonbons ! D’ailleurs, ce n’est pas ce qui était proposé aux enfants de cette étude. On leur proposait des aliments sains, pas ou peu transformés, contrairement à ce à quoi les enfants de nos jours sont exposés (céréales du petit-déjeuner pleines de sucre, biscuits industriels, glaces sucrées et grasses, etc.) Mais à partir du moment où vous proposez à votre enfant des aliments qui sont sains, ou en tout cas le moins transformés possible : il saura réguler son alimentation. C’est la même chose avec vous ! Si nous sortons de nos placards ces aliments transformés, nous allons revenir à des plaisirs simples, sains et bruts. Mais ce n’est pas le sujet de cet article ! Et loin de moi l’idée de diaboliser quelque aliment que ce soit. Nous savons toutes et tous quels aliments sont bons pour notre organisme et lesquels sont à limiter… Les signaux de faim, de satiété, de ce dont nous avons besoin en ce moment : nous les avons perdus, certes, mais nous avons tous en nous la capacité de les écouter !

Tel est d’ailleurs mon défi, avec mon accompagnement et mon podcast sur l’alimentation : vous accompagner vers un retour à la maîtrise de vos sensations et à l’écoute de votre corps. J’espère vous avoir apporté des informations que vous n’aviez pas et qui vous seront utiles si vous êtes dans un travail sur le lien entre votre alimentation et vos émotions. N’hésitez pas à laisser un commentaire ou une note, pour encourager mon travail et le faire découvrir à d’autres personnes. Si vous souhaitez échanger avec moi : rendez-vous sur mon compte Instagram !

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