La grossophobie | Prise de conscience et réflexions

Dans cet article de « La pleine conscience du pouvoir », mon podcast sur l’alimentation, j’aimerais vous parler de grossophobie. Connaissez-vous ce terme ? C’est un sujet sur lequel, actuellement, je travaille moi-même. J’ai envie de partager mes réflexions avec vous, pour faire le point, mais aussi pour vous aider à prendre conscience de cette problématique plus profonde qu’on ne pense. L’amour de son corps est un élément indispensable quand on cherche à se réconcilier avec la nourriture et à manger en pleine conscience. Qu’est-ce que la grossophobie ? Quelles sont ses conséquences sur le regard que nous portons sur nous-même et sur les autres ? Comment sortir des idées préconçues sur le surpoids, omniprésentes dans notre société ? Je partage mes pensées avec vous. 

La grossophie, qu’est-ce que c’est ?

Mon histoire personnelle

Il n’y a que peu de temps, quelques mois je pense, que j’ai découvert ce terme de grossophobie et surtout que j’ai réalisé que j’étais moi-même grossophobe. Pour moi qui pense être acceptante, ouverte et pour qui l’une des valeurs phares est l’inclusion… Comment vous dire ? Ce fut difficile de constater et d’admettre ça ! Étant également une personne qui souhaite, le plus possible, être clairvoyante et travailler sans cesse à améliorer la personne que je suis : j’ai remonté mes manches pour y remédier.

Définition

Tout d’abord, qu’est-ce que la grossophobie ? Au sens littéral, c’est la peur des personnes grosses. Il y a quelques semaines, Gabrielle Deydier a contribué à une série de posts Instagram créés par l’illustratrice Mathou, pour définir la grossophobie et contribuer à lutter contre elle.

Au passage : de Gabrielle Deydier, je vous recommande le très inspirant livre “On ne naît pas grosse, on le devient.”, de même que je vous conseille le documentaire réalisé pour Arte “On achève bien les gros”.

Gabrielle Deydier et Mathou écrivent : “La grossophobie est un néologisme désignant l’ensemble des attitudes et des comportements hostiles qui stigmatisent et discriminent les personnes grosses, en surpoids ou obèses. Elle a pour origine des préjugés et des stéréotypes négatifs selon lesquels le fait d’être gros est une question de volonté personnelle et que les personnes grosses seraient ainsi les seules responsables de leur surpoids, en négligeant les autres facteurs à l’origine du surpoids”. Vous pouvez retrouver la suite sur le compte Instagram de Mathou.

La grossophobie internalisée

La grossophobie est partout et touche tous les domaines de vie des personnes grosses. Elle est à l’origine de nombreuses discriminations. Ce dont je souhaite vous parler plus spécifiquement aujourd’hui, c’est de la grossophobie internalisée. Qu’est-ce que c’est que ça… ? 😉 Ce sont toutes les pensées, croyances, émotions, etc. que nous avons à propos du surpoids et de l’obésité – que ce soit à propos des autres ou à propos de soi-même. Ces croyances font partie de notre système de pensées et, comme elles sont hyper courantes dans la société, nous n’avons aucune raison de les remettre en cause. Pour faire simple, la grossophobie internalisée regroupe tous les éléments qui vous font, schématiquement, penser malgré vous que « être mince, c’est bien ; être gros, ce n’est pas bien ».

Quelles sont les conséquences sur notre rapport au corps ?

Son omniprésence la rend incontournable

Nous avons internalisé l’idée que la minceur est synonyme de vertu, de volonté, de ce qu’il faut faire, tandis que le surpoids serait un défaut terrible à éradiquer. Par conséquent, quand, dans le cadre de mon podcast sur l’alimentation ou dans le cadre de mes accompagnements pour se réconcilier avec la nourriture, je commence à vous parler de vous accepter, quel que soit votre corps aujourd’hui : cela semble impossible ! Ce rejet et cette stigmatisation du surpoids commencent dès l’école, comme vous avez pu l’entendre, par exemple, dans le témoignage d’Émilie. Les moqueries, les réflexions, les insultes, etc. se poursuivent dans le monde du travail et dans le milieu médical. Le surpoids est toujours et encore la source de tous les problèmes. Vous les avez connus, ces consultations où le médecin, ou le professionnel de santé quel qu’il soit, commence par vous dire qu’il faudrait perdre du poids, avant même d’entendre ce qui vous amène ? Le domaine vestimentaire est également concerné. Parlons-en, des tailles au-dessus du 44, qui se retrouvent en magasin ou en rayon spécialisé. Bref : ces idées négatives sont présentes partout, encore, toujours.

La minceur apparaît comme la solution

Conséquence logique, la seule solution que nous trouvons, lorsque nous sommes en surpoids, c’est de nous dire que nous devrions maigrir, pour devenir une « bonne personne ». Si nous n’y arrivons pas, c’est que nous sommes nuls, que nous n’avons pas de volonté ni de valeur. Comme nous avons une vision de nous-même focalisée sur le poids et l’apparence de notre corps, nous faisons de même avec les personnes autour de nous.

L’amour de soi est fatalement impacté

La meilleure des qualités ? La minceur. Le pire des défauts ? La grosseur. Vous pensez que j’exagère ? Je me suis rendu compte que non. Quand j’ai commencé à ouvrir les yeux sur ce phénomène, j’ai eu du mal à le croire… C’était comme si je remettais en question tout un édifice sur lequel avait reposé jusqu’alors, à la fois mon image de moi, mais aussi celle que j’avais des autres. Pendant 50 ans (bon, j’en enlève 10, les 10 premiers, donc, pendant 40 ans) j’ai pensé que c’était un but à atteindre que de ne pas être en surpoids. J’ai détesté mon corps. J’ai conditionné cet amour à un poids, à une taille de vêtements. Tenez-vous bien : j’ai réalisé, il y a très peu de temps, que même depuis que j’ai perdu du poids ces dernières années, je continuais à vivre dans l’effroi de peut-être en reprendre un jour.

Comment savoir si on est grossophobe ?  

Une prise de conscience et un travail qui se réalisent petit à petit

J’ai commencé, petit à petit, à déconstruire mes croyances à propos des autres. Mais j’ai encore du mal à déconstruire ces peurs, cette grossophobie, vis-à-vis de moi-même. Encore aujourd’hui, je peux dire que j’ai peur de reprendre du poids. C’est un travail en cours, sur moi-même. C’est un travail de fourmi, que d’apprendre à me dire que si mon poids doit changer, ce n’est pas un échec. Ce n’est pas grave, alors même que j’ai pris la décision, il y a quelques mois, d’espacer mes contacts avec la balance, pour ne plus me peser du tout.

La société toute entière est grossophobe

Comment savoir si vous êtes grossophobe ? C’est simple, vous l’êtes à coup sûr. Si vous m’écoutez et si vous n’avez pas encore pris conscience de ce phénomène : vous l’êtes. Ce n’est pas de votre faute : toute la société est grossophobe. Sans faire un effort conscient de déconstruction, vous le resterez. Attention, cependant, je ne suis pas en train de dire que la nouvelle vertu, c’est de ne pas être grossophobe ! C’est juste un constat réaliste.

À quoi peuvent concrètement ressembler des pensées grossophobes ?

Exemples de pensées que j’avais à l’encontre des autres

Pour vous aider à en prendre conscience, je vais vous partager quelques éléments de ce qui se passait pour moi.

  • Vis-à-vis des personnes grosses : je pensais qu’elles ne faisaient pas “ce qu’il faut” pour perdre du poids, que c’était forcément de leur faute. Je n’avais absolument pas conscience que c’est multifactoriel.
  • Ou alors, si j’entendais qu’elles ne voulaient pas spécialement perdre de poids, je me disais qu’elles se mentaient à elles-mêmes, ou bien qu’elles mentaient tout court. C’était inconcevable pour moi qu’elles puissent ne pas avoir envie de changer cet état, et donc, ne pas avoir envie de perdre du poids.
  • Si je les voyais manger des aliments dits “malsains”, c’est-à-dire censés les faire grossir, je les jugeais intérieurement.
  • J’étais persuadée qu’être en surpoids était forcément synonyme de soucis de santé, présents ou futurs. Surpoids et mauvaise santé sont tellement liés dans nos esprits, que, forcément, je me disais qu’elles ne prenaient pas soin de leur santé. Il n’y avait qu’un pas pour penser qu’elles ne prenaient pas soin d’elles.
  • Voir des personnes grosses me faisait me sentir mal à l’aise, gênée. Je ne voyais que leur silhouette… même si je les connaissais.
  • J’avais cette habitude de regarder les corps avant de voir la personne dedans. Même si, bien sûr, c’est l’enveloppe que nous voyons en premier chez une personne, je me faisais des réflexions internes d’emblée si la personne était grosse, alors que je n’avais aucun à priori si elle était mince.
  • Et que dire des photos ou vidéos de personnes grosses en sous-vêtements ? Cela me mettait terriblement mal à l’aise. Je trouvais ça moche, je pensais qu’il ne fallait pas montrer ça. Ça me dégoûtait.

Je vous dis les choses le plus sincèrement possible, c’est important parce que je pense que cela peut vous permettre, vous aussi, d’avoir cette sincérité vis-à-vis de vous-même. Il n’y a qu’en voyant les choses telles qu’elles sont, si on souhaite les changer, que nous pouvons le faire. Cette observation de soi, vous le savez, c’est mon dada. C’est la première étape du changement !

Exemple de pensées que j’avais à mon encontre

Me concernant, j’étais aux prises avec, comme je vous l’ai dit juste avant, le rejet de mon corps gros, puis, par la peur de regrossir. Certaines parties de mon corps me mettaient plus en difficulté : c’était mes cuisses et mon ventre. Faire la paix avec mon ventre est parfois encore difficile. J’ai passé des années à lutter contre sa forme, à vouloir l’aplatir, le changer. Les seuls moments de répit ont été mes grossesses ! Ah oui, là, j’avais le droit d’avoir un gros ventre ! Que penser de ces réflexions, que vous avez peut-être connues vous aussi, de personnes, parfois totalement inconnues, qui vous demandent si vous êtes enceinte alors que vous ne l’êtes pas ?

J’en profite pour faire une parenthèse importante : cessons de commenter les silhouettes des personnes ! Cessons de leur faire remarquer, soit qu’elles ont pris du poids… soit qu’elles en ont perdu. Cessons de leur dire qu’elles sont minces, ou grosses, ou que leur ventre s’est arrondi, ou leur taille affinée. Cela participe au problème. Je ferme la parenthèse. 😉

Pourquoi avons-nous peur du surpoids et des corps gros ?

La mode

J’avais du mal à me voir, moi aussi, en photo, et surtout en maillot de bain. Je trouvais mon corps moche, dégoutant, plein de graisse, inesthétique. Pourquoi une telle image de moi-même ? Pourquoi une telle image des personnes grosses, une telle peur, une telle grossophobie ? La réponse est simple :

  • parce que toutes mes références étaient, comme pour la plupart d’entre nous, des personnes minces ;
  • parce que l’espace public ne laisse pas de place aux personnes qui ne sont pas minces.

Souvent, le premier domaine auquel nous pensons, c’est celui de la mode et les magazines. Nous pensons qu’il faudrait cesser d’utiliser des mannequins de 13 ans avec des corps d’enfants. Certes, c’est réel.

Les médias

Mais cela va bien plus loin que ça ! La grossophobie est également présente à la télé, au cinéma, dans tous les médias. Les gros sont presque inexistants, ou alors, c’est parce qu’ils sont “la personne grosse de service”.              

Sur les réseaux sociaux, le corps mince – et musclé qui plus est – est survalorisé et surreprésenté. Il est le but à atteindre, le modèle de vertu… encore plus avant l’été. Le problème, en fait, c’est que lutter pour changer son corps peut faire basculer dans les TCA. Par ailleurs, nous ne savons rien de l’état émotionnel et psychique d’une personne au corps qui semble “parfait”. À quel prix pour la santé mentale, cet idéal est-il parfois atteint ?

La vie quotidienne

N’avez-vous pas remarqué que sur les plages, les gros se cachent ? Dans la rue, dans l’espace public, les gros se cachent souvent parce qu’ils ont internalisé, eux aussi, que c’est la meilleure chose à faire. Vous rendez-vous compte ?

Réaliser que j’étais à ce point intolérante, pour les autres et pour moi-même, ce fut une prise de conscience a été violente pour moi. Mais, je me suis vite dit que ce n’était pas de ma faute et ça a été un ressort puissant pour prendre la décision de changer.

Comment se débarrasser de ces pensées ?  

Faire le tri dans les réseaux sociaux

Du coup, comment est-ce que je travaille pour aborder ça autrement ? La première chose que j’ai faite, c’est de faire du tri dans les comptes Instagram que je suivais. Je me suis désabonnée de presque tous les comptes « fitness & healthy lifestyle » auxquels j’étais abonné jusqu’alors. Ces comptes nourrissent notre cerveau d’images de corps que nous intégrons, petit à petit, comme “normaux”. Ces images de corps deviennent des modèles vers lesquels tendre, tout comme les images dans les magazines ou à la télé, pour revenir sur la non-diversité des morphologies évoquée plus haut. Passer du temps sur les réseaux sociaux, et en particulier sur Instagram, qui est un réseau à base d’images, nourrit notre cerveau d’une façon que j’ai voulu abandonner.

Choisir de quoi nourrir son cerveau

Nous pouvons choisir de quoi nous nourrissons notre corps, mais aussi de quoi nous nourrissons notre esprit. Nous avons du pouvoir là-dessus, donc : utilisons-le ! Soyons conscientes de ce bourrage de crâne permanent avec des images qui nous poussent à avoir des actions qui peuvent nous éloigner de notre bien-être. Juliette, que vous avez entendue dans l’épisode 8, a créé un podcast que je vous recommande vivement et qui s’appelle : « Reset ton assiette ». Dans l’épisode 2, elle explique comment se sevrer de tout cela. Allez y jeter une oreille, les premiers épisodes sont d’utilité publique ! « Reseter » l’assiette, ça passe aussi par « reseter » le cerveau 😂, et par l’action de choisir de quoi vous nourrissez vos images mentales et vos pensées.

Écouter d’autres avis que le sien et être honnête avec soi-même

Dans le même temps, j’ai commencé à m’abonner à des comptes de personnes grosses ou avec des corps sortant des normes habituelles, que ce soit dans le domaine du sport ou du militantisme. Même si je ne me sens pas une âme militante sur ce sujet, et que parfois, je pensais que ça allait un peu loin, j’ai pris le temps de regarder, de lire. Petit à petit, cela a fait son chemin. Je me suis rendu compte que ce que je trouvais parfois un peu “trop”… parlait en fait de moi et de mes peurs de grossir et d’être stigmatisée à mon tour. C’est ça, en fait, la plus forte peur que j’avais quand j’étais grosse : qu’on se moque de moi, qu’on me pointe du doigt, qu’on pense que j’étais une mauvaise personne. Je me suis rendu compte de tout ce que je projetais sur les personnes grosses en général, et donc, sur les personnes qui revendiquaient leur droit à la différence, sur Instagram ou ailleurs.

Quelles évolutions peuvent amener une réflexion autour de notre rapport au corps ?

Vis-à-vis des autres

J’ai du mal avec les personnes qui sont dans la colère et qui ne communiquent que par ce biais, car, même si je peux le comprendre, quel que soit le sujet, je ne suis pas certaine que ce soit le ressort le plus efficace. Néanmoins, j’ai continué à chercher, à suivre des comptes qui montraient des images de corps diversifiés. Au bout de plusieurs mois, je me suis rendu compte que mon regard et mes pensées avaient changé. Mes émotions, en voyant des corps ronds, changeaient et continuent à changer. Je ne suis plus dans le dégoût et la peur, mais de plus en plus dans la neutralité. J’ai fait cette expérience à la piscine, il y a peu, pour finalement ne pas vraiment regarder les corps. Cela devient un non-sujet, mais je ne peux pas encore dire que c’est neutre, pas tout à fait.

Vis-à-vis de moi-même

Vis-à-vis de mon propre corps, c’est plus difficile. C’est tout un travail que je continue sur ma relation avec la nourriture, qui bien sûr, est très liée à ma relation avec mon corps. La pleine conscience, encore et toujours, m’accompagne dans ce processus. En regardant mon corps tel qu’il est, dans sa beauté, dans sa perfection, quelle que soit la forme qu’il a : il est beau dans ce qu’il me permet de faire, chaque jour… et même lors de journées plus exceptionnelles, comme lorsque je suis retournée nager il y a quelques semaines. 😉 Il est beau, aussi, quand il lutte contre une maladie, quand mon organisme se défend face à un virus ou une bactérie. Vous rendez-vous compte de cette perfection ? Si je fais un effort, mon corps transpire pour adapter sa température à chaque instant. De plus en plus, il sait me dire si j’ai faim, de quoi j’ai faim, et quand je n’ai plus faim. Il sait m’indiquer un besoin de bouger, de me mettre en mouvement. Mon ventre, mon fameux ventre, il peut être gonflé ou plus plat, car il tient, lui aussi, son rôle de régulateur. Il adapte sa forme à ma digestion, à mon stress, au moment de ma vie. Il a pu porter deux enfants, s’adapter pour cela… et il en porte les traces, comme des trophées. Il contient de précieux organes, qui me permettent de vivre, d’être en vie chaque jour. Plus je développe de bienveillance vis-à-vis de mon corps, plus je peux en prendre soin. C’est de cela que mes clientes témoignent aussi, et dont témoignent aussi les femmes avec lesquelles j’enregistre les épisodes de mon podcast sur l’alimentation.

Comment lutter contre la grossophobie à sa petite échelle ?

Carl Rogers est le fondateur de l’approche de psychothérapie centrée sur la personne, à laquelle je me suis formée. Dans son bestseller « Le développement de la personne », il a écrit : « Ce curieux paradoxe qui fait que c’est au moment où je m’accepte tel que je suis que je deviens capable de changer. »  Cette citation est tellement d’actualité, encore aujourd’hui, même s’il l’a écrite il y a plus de 50 ans. Je l’ai tant de fois vérifiée, avec moi-même et avec les personnes que j’accompagne. Cette bienveillance envers votre corps, votre poids, ou la taille de vos vêtements, elle pourra se développer lorsque vous aurez travaillé sur votre grossophobie :

  • en cherchant d’autres modèles ;
  • en déliant la santé du poids ;
  • en réfléchissant aux multiples facteurs, autres que la volonté, qui font que vous, ou d’autres personnes, sont en surpoids ;
  • en vous entourant de personnes qui ne stigmatisent pas le poids et l’apparence corporelle ;
  • en vous entourant d’images de corps différents des standards, jusqu’à ce que votre regard change, tant sur les autres que sur vous-même ;
  • en comprenant que tous les corps sont beaux et que tous peuvent être en bonne santé, quelle que soit leur apparence et que, d’ailleurs, la minceur n’est pas un synonyme d’une bonne santé, tout comme le surpoids n’est pas synonyme de mauvaise santé.

Il y a du travail, à nos échelles individuelles comme à l’échelle de la société. Mais ma croyance, c’est que le changement à la hauteur des individus, peut changer la société toute entière. L’amour de soi, inconditionnel, ne devrait pas dépendre d’un chiffre, d’une taille de vêtement, ou de l’apparence de votre corps. Comme le disait Émilie dans son témoignage : “Soyez en paix avec vous-même, vous êtes unique, vous êtes magnifique.”, ou encore comme le disait Claudia : “Aimez-vous, aimez votre corps et aimez cette partie qui est un peu obsessionnelle sur la nourriture. Aimez-vous, aimez-la, comprenez-la, acceptez-la. » Je ne peux qu’être d’accord avec elles !

Nous arrivons à la fin de cet article. Il y aurait encore beaucoup à dire sur le sujet de la grossophobie ! J’espère avoir réussi à apporter ma pierre dans vos réflexions autour de l’amour de soi, avoir réussi à vous inciter à commencer ou à continuer à réfléchir autour de la grossophobie internalisée. Vous verrez que, tout comme moi, vous allez, à partir de maintenant, la repérer partout et c’est tant mieux ! N’hésitez pas à partager avec moi ce que cet article vous inspire, en commentaire de l’article, via le formulaire de contact de mon site ou encore sur mon compte Instagram ! Vos retours me touchent et m’encouragent véritablement dans mon travail !

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